31 octobre 2008

[Detective Conan] Okaeri (chapitre 5)

heixkazu_copie



Mangas: Detective Conan
6 Chapitres (5 + 1 épilogue)
Pairing: HeijixKazuha

Disclaimer: les personnages appartiennent à leur auteur respectifs.


Okaeri:

Chapitre 5

 

« L’assassin c’est vous ! »

 

 

 

Tous les enseignants écarquillèrent les yeux, de surprise et d’effrois devant la personne que le détective montrait du doigt. Cette dernière haussa un sourcil, sans se démonter. Heiji ferma les yeux quelques secondes, baissa les bras et murmura :

 

 

 

« Oui… L’assassin c’est vous Nayasu. »

 

 

 

Il jeta un bref regard en direction de Kazuha. Cette dernière avait fait un pas en arrière sous le coup de la surprise, et ne savait que dire. Bien évidemment, elle ne voulait pas croire en la culpabilité de Rei, mais en même temps, Heiji s’était rarement, voir jamais, trompé lorsqu’il dévoilait l’identité du coupable. Elle ne savait quoi dire, quel parti prendre. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose à son fiancé, mais se ravisa pour se tourner vers Heiji.

 

 

 

« _Heiji… Ce n’est pas possible tu le sais bien ! La voix de la jeune femme était tremblante et manquait d’assurance. Rei avait un alibi au moment du meurtre ! Il était dans la salle de réunion au moment où le coup a retentit, en compagnie de Mr Tonichiwa ! »

 

 

 

A ces mots, Rei s’approcha de sa fiancée, pour l’attirer contre elle. Elle n’osa alors pas se dégager de l’étreinte de son partenaire, alors qu’elle était partagée entre ce qu’elle éprouvait pour son ami d’enfance et ce qu’elle éprouvait pour Rei. Et puis l’accusation d’Heiji la mettait sens dessus-dessous. Pourtant, au moment où elle s’était retrouvée dans les bras du professeur de sport, une main agrippa son poignet et l’attira en arrière. Elle se retrouva alors aux côtés d’Heiji, défiant du regard Rei. Le détective murmura alors à l’attention du professeur de sport :

 

 

 

« _ Je vous ai pourtant prévenu que je ne vous la laisserez uniquement si vous la méritiez. Mais vous êtes un assassin, et je ne vous la laisserai pas. Jamais. »

 

 

 

Kazuha sentit le rouge monter à ses joues, suite aux paroles prononcées par son ami d’enfance. Elle ne savait pas vraiment de quoi il parlait, et n’était pas sure du sens réel des paroles d’Heiji. Il ne lui laissa pourtant pas le loisir de réfléchir à cette question, sentant le regard perplexe des autres professeurs et policiers présent dans la pièce. Il lâcha donc doucement Kazuha, et reprit ses explications.

 

 

 

« _ Bien sur, il a un alibi. Mais je vais vous faire une démonstration sur la manière dont Mr Sageshita a été tué. Et vous verrez que même en ayant un alibi au moment du crime, on peut tout de même avoir commis le meurtre. »

 

 

 

A ce moment là, Heiji indiqua à un policier, d’un signe de la tête, de venir s’asseoir sur la chaise du directeur. Sur le bureau, il y avait une feuille où était inscrite « Ouvrez le plus rapidement possible le tiroir de gauche ». Suivant les instructions indiquées sur la feuille, le policier ouvrit le tiroir et c’est alors que retentit un « PAN » très audible. Le policier sursauta en entendant le bruit, et se prit une bille en plastique dans la poitrine. Le détective sourit, tandis que les autres personnes présentes dans la pièce se retournèrent vers Heiji, en fronçant les sourcils. C’est alors qu’Heiji s’approcha du policier et expliqua :

 

« _ Je n’ai fait que reconstruire la scène du meurtre. En effet, avant que vous n’arriviez dans le bureau, j’ai installé un fil de pêche dans les rouages du tiroir, que j’ai attaché jusqu’à la gâchette de ce pistolet en plastique. Et comme pour accompagner le geste à la parole, tout en expliquant le mécanisme, il refaisait geste pour geste tout ce qu’il disait. Je coupe le fil le plus court possible, et j’installe le pistolet sur une pile de livre, essayant de le faire tenir droit. Je le recouvre de papier journal ou de documents pour qu’il soit légèrement caché. Enfin je referme délicatement le tiroir et je pose un mot sur le bureau, afin que la personne assise à cette chaise ouvre le tiroir contenant le pistolet.

 

 

 

_ Mais vous l’avez bien vu, la bille a atteint la poitrine de ce policier, continua Otaki, pas sa tête !

 

 

 

_ C’est tout simplement parce que notre policer a mal fait la chose… Le directeur a du se pencher près du tiroir, mettant sa tête au niveau de l’ouverture. Ce qui fait que la balle atteint le front, et non la poitrine.» Répondit le détective dans un sourire.

 

 

 

Le policier ré-exécuta la scène, approchant sa tête de l’ouverture du tiroir et l’ouvrit rapidement et se prit effectivement la bille en plastique dans le front. Tout le monde poussa un cri de surprise suite à cette expérience. Rei écarquilla les yeux, puis sourit malicieusement, comme une réponse à la provocation du détective d’Osaka, et demanda d’un air de défi :

 

 

 

« _ Effectivement, ce stratagème démonte mon alibi. Mais qu’est-ce qui prouve qu’il n’a pas été inventé de toute pièce par vous, cher détective ??

 

 

 

_ Tout simplement parce que nous avons retrouvé des traces de poudres dans le tiroir, ainsi qu’un petit bout de fil rattaché aux rouages de ce même tiroir, et une fine trace sur la gâchette du pistolet, certainement car le fil de pêche était extrêmement serré. »

 

 

 

Heiji était plein d’assurance, comme à chaque fois qu’il résolvait une affaire et énonçait les faits fièrement. Mais à ce moment là, un sentiment de culpabilité l’avait envahit et lui serrait le cœur. Le visage de Kazuha derrière lui s’était décomposé au fur et à mesure que son raisonnement était énoncé. Elle-même ne savait plus que pensez. Comme elle l’avait pensé, le raisonnement d’Heiji tenait la route, malheureusement. Elle était au bord des larmes, mais était-ce parce que son fiancé était, de toute évidence, un assassin, ou alors parce qu’elle retrouvait ce sentiment de déception qui l’avait étouffé il y a dix ans de cela ? Elle ne savait quoi penser, et continua à observer la suite des événements, le cœur serré, près à exploser.

 

 

 

Le professeur de sport c’était tût, et Otaki prit alors la parole pour questionner Heiji :

 

 

 

« _ Mais alors pourquoi avoir mis le bureau en désordre, avoir enfoncé la porte et pourquoi avoir cassé la fenêtre ?

 

_ Il a certainement dû casser la fenêtre afin d’entrer discrètement, la veille du meurtre, et afin de pouvoir mettre en place son stratagème. Même si la rangée de haie derrière la fenêtre est épaisse, en se créant un passage entre les haies jusqu’à la fenêtre, il pouvait rentrer, sans oublier que c’est un prof de sport, donc passer par les haies étaient d’autant plus faciles. Puis après avoir mis en place son mécanisme, il a dû mettre le bureau en pagaille et a dû défoncer la porte afin de faire croire à une effraction ou à une vengeance d’élève, comme il y en a souvent. Ceci afin de cacher son mécanisme et son entrée par la fenêtre. »

 

 

 

Tout le monde regardait le détective, sans voix. Heiji prit d’ailleurs une profonde inspiration pour continuer :

 

 

 

« _ Pour résumer, voilà comment Nayasu s’y ai prit : La veille du meurtre, il est rentré par la fenêtre du bureau pour mettre son mécanisme en place. Il a dû s’entraîner au préalable chez lui ou ailleurs, afin de bien régler la position du pistolet et la longueur du fil de pêche. Il a mit le bureau sens dessus-dessous, et est sorti comme il est entré. Le lendemain matin, il se rend à 6h30 à l’école, et va discuter avec Mr Tonichiwa dans la salle de réunion, pour se créer un alibi. Lorsque le coup de feu a retentit, il se rend à toute vitesse dans le bureau en compagnie de ses collègues pour mesurer l’ampleur des dégâts, s’approche du corps et sort discrètement le pistolet du tiroir pour le poser près du corps. Et la suite, vous la connaissez. »

 

 

 

Un silence pesant s’installa alors, tout le monde détaillant du regard Heiji et Rei. Ils se regardaient, silencieux, se fusillant du regard. Malgré les accusations portées contre lui, Rei continuait de sourire malicieusement devant l’ardeur du détective. Il pointa alors son doigt en direction de Tonichiwa en s’écriant :

 

 

 

« _ Votre théorie est très intéressante, mais Tonichiwa aurait pu le faire également, vu qu’il avait aussi un alibi ! Quelles sont les preuves que vous avez contre moi ?!

 

_ Vos doigts…

 

_ Pardon ? S’étonna l’accusé.

 

_ Vos doigts sont striés aux bouts des doigts, et sur la paume de votre main, comme les chirurgiens. Or vous n’êtes pas chirurgien, et si vous avez ces marques, c’est tout simplement parce que vous avez serré très fort le fil pour faire un nœud du pistolet aux rouages du tiroir. »

 

 

 

Le professeur de sport regarda ses doigts, d’un air dubitatif. Il releva la tête vers le détective, mais aucun sourire d’amusement ou de malice n’était dessiné sur sa figure. Ses sourcils étaient froncés, la colère se sentait sur le visage du professeur, et sa bouche était entrouverte, mais aucun son n’en sortit. Il serra les poings, et s’avança en direction du détective, serrant violemment le col de sa veste.

 

 

 

« _ Et ça fait de moi le meurtrier ?! Ne vous foutez pas de moi !!! Ce n’est pas une preuve valable ! Ce n’est pas moi qui l’ai tué !!

 

_ Inutile de mentir. Car même si les marques sur vos doigts ne sont pas une preuve valable, elles vous désignent comme étant le meurtrier de Mr Sageshita.»

 

Heiji marqua une pause, tandis que Rei resserra son étreinte sur la veste verte du détective, pour l’inciter à continuer.

 

« _ Comme nous l’avons vu dans la reconstitution du meurtre, le directeur a ouvert le tiroir après avoir lu un bout de papier posé sur son bureau. Or nous n’avons retrouvé ce bout de papier nulle part dans l’école, et vous n’êtes pas sorti pour le jeter dehors. J’en déduis donc que vous l’avez encore sur vous, ce qui prouve bien que c’est vous le coupable. »

 

 

 

Rei écarquilla les yeux puis lâcha Heiji, pour se laisser tomber par terre, agenouillé, le regard vide en direction du plafond. Kazuha retint difficilement un gémissement de tristesse et d’effroi quant à la réaction de son fiancé. Il était donc bien le coupable, comme l’a dit Heiji. Elle n’arrivait pas à y croire, et restait pantoise devant Rei, qui sortit de sa poche un bout de papier froissé, un sourire mélancolique aux lèvres.

 

 

 

« _ Dans le tiroir de gauche, se trouve la preuve que tu as assassiné Naoki Nayasu, ainsi que d’autres anciens élèves de cette école, il y a cinq ans. » murmura Rei.

 

 

 

Il jeta le papier froissé, preuve de son crime, au pied du détective qui l’avait démasqué. Kazuha recula d’un pas, la main devant sa bouche, les larmes coulant sur ses joues. Heiji attrapa sa main et la serra contre la sienne, essayant de la calmer et de la consoler. Elle réussit à murmurer :

 

 

 

« _ Pourquoi ? Pourquoi Rei, Pourquoi ?!

 

_ Pourtant, il y a quelques mois, je n’avais pas pensé une seconde à l’assassiner…

 

_ POURQUOI REI ????

 

 Kazuha étouffa des sanglots, serrant la main d’Heiji, allant presque jusqu’à lui broyer la main. Mais il ne fit pas de commentaire, et dit juste en réponse à l’assassin, qui était en train de se faire menotté par Otaki.

 

 

 

« _ C’est donc vous qui aviez envoyé les lettres de menaces ?

 

 

 

_ Oui. Mon petit frère est mort il y a cinq ans, suite à une overdose. Un professeur lui vendait de la drogue, en faisant croire que c’était des excitants pour qu’il puisse réviser plus et réussir ses examens… Naoki rêvait d’entrer à Tokyo Daigaku… Il est mort quelques mois avant les examens. Il y a un an, je suis venu enseigner dans cette école, afin de trouver quel professeur avait vendu ses drogues. C’est dans un bar, que Sageshita, complètement saoul, m’avoua tout. Que c’était lui qui avait vendu la drogue, et qu’il était même déçu que la police s’en soit mêlé, car cette vente rapportait beaucoup. Ces révélations me mirent dans une rage folle, et je décidais de lui envoyer des lettres de menaces, afin qu’il aille se livrer à la police et qu’il soit juger comme il se doit, car je n’avais aucune preuve valable contre lui. Et aujourd’hui, c’est le jour d’anniversaire de la mort de Naoki… ça fait cinq ans qu’il est mort. Et Sageshita qui prenait ces menaces comme des plaisanteries de gamins et qui refusait d’aller se rendre… ça m’a mit dans une rage folle… »

 

 

 

Il se fit alors emmener par la police, et murmura un « pardon » au moment où il rentrait dans la voiture de police.

 

 

 

A suivre...

 


 

Les notes de lecture se feront au dernier chapitre (bientôt !)

 

 

 

 

 

 

 

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